Voitures

En France, les voitures particulières représentent la moitié des émissions de CO2 du secteur des transports. Elles sont donc un levier prioritaire pour la décarbonation.

Electrification des voitures en France

Pour parvenir à un système de transport neutre en carbone d’ici 2050, il faut que les voitures neuves vendues après 2035 soient zéro émission. Aujourd’hui, la technologie zéro émission la plus optimale, la plus efficace et la plus pratique est celle des voitures électriques.

Les analyses de cycle de vie montrent qu’en Europe, les voitures électriques émettent en moyenne près de trois fois moins de CO2 que les voitures équivalentes à essence ou diesel. En France, elles émettent même cinq fois moins de CO2 que leurs homologues thermiques.

20% des voitures neuves vendues en France en 2025 étaient électriques

27% des voitures électriques neuves vendues en France en 2025 étaient "Made in France"

72% des ventes de voitures en France concernent des véhicules d’occasion (2024)

Une transition socialement juste et soutenable

Dans certains segments, les prix d'achat des véhicules électriques commencent à atteindre la parité avec ceux des voitures diesel et essence comparables. De nombreux constructeurs automobiles prévoient d'atteindre la parité des marges avec la prochaine génération de plateformes de véhicules électriques.

En complément de cette évolution, il est indispensable de rendre les véhicules électriques abordables pour tous, y compris aux ménages modestes. Le “leasing social”, même s'il reste un dispositif imparfait, est un outil utile pour répondre à ce besoin.La transition vers une économie décarbonée ne saurait en effet se passer de justice sociale, au risque d’être retardée, voire de dérailler. 

Dans le même temps, il est aussi important de développer les infrastructures (points de recharge) afin d’accélérer le déploiement et l’adoption du véhicule électrique. De ce point de vue, la France fait partie des pays européens les mieux équipés. Fin 2025, elle comptait 185 000 points de recharge ouverts au public (+20% sur un an). 

Enfin, pour réduire au maximum l’empreinte environnementale des batteries, il est essentiel de décarboner leur fabrication (en utilisant de l’électricité issue d’énergies renouvelables), d’appliquer le devoir de diligence (responsabilité des entreprises sur les conditions de fabrication à l’étranger, notamment le respect des droits humains et des normes environnementales les plus exigeantes), et de développer une filière européenne intégrée, de l’extraction des ressources jusqu’au recyclage.

L’électrification des flottes, un potentiel important de décarbonation

Souvent invisibles dans le débat public, les véhicules des entreprises jouent pourtant un rôle central dans la transformation du parc automobile. Chaque année, les professionnels immatriculent en effet plus d’une voiture neuve sur deux en France, orientant ainsi l’ensemble du marché vers certaines motorisations. 

Après quelques années seulement, ces véhicules rejoignent le marché de l’occasion, où s’équipent 8 Français sur 10. Jusqu’à présent, les entreprises françaises électrifiaient trop peu leurs flottes : en 2024, seulement 13 % des voitures professionnelles neuves étaient électriques, contre 20 % chez les particuliers. 

Ce retard privait le marché d’un moteur majeur de diffusion du véhicule électrique. Une série de réformes fiscales portées par T&E et adoptées par le gouvernement en 2024 et 2025 a permis de changer la donne, en créant enfin un cadre favorable à l’électrification rapide des flottes. Résultat : en 2025, les ventes de voitures électriques destinées aux professionnels ont augmenté de 52%, atteignant 19% de part de marché. Cette progression se poursuit à un rythme très soutenu, puisqu'au premier semestre 2026 la part de marché de l'électrique atteint désormais 40% sur le marché des entreprises.