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Les gros rouleurs peuvent économiser 200 euros par mois en passant à l’électrique

28 mai 2026

Une nouvelle analyse de T&E montre à quel point les véhicules électriques protègent les conducteurs, mais aussi les entreprises, contre les chocs liés aux prix de l'énergie.

Pour les gros rouleurs, le passage à l’électrique représente une économie très importante, comme le montre une nouvelle étude de T&E. Dans le contexte actuel, et en prenant seulement en compte les dépenses en carburant, un véhicule électrique qui roule 2 300 km par mois permet à son propriétaire - particulier ou entreprise - d'économiser environ 200 euros par mois par rapport à un modèle thermique [1].

Ralentir sur l’électrification serait un non-sens économique

La logique est la même pour ceux qui parcourent moins de kilomètres. En moyenne, un automobiliste français qui roule 1000 km par mois avec un modèle essence va dépenser 144 euros en carburant avec les prix actuels à la pompe. Un conducteur de voiture électrique qui se charge à domicile ne paiera quant à lui que 56 euros mensuels pour parcourir la même distance. Au final, l’économie s’élève à 88 euros par mois [2].

Alors que la France vient d'annoncer de nouvelles mesures pour accélérer l'électrification du transport routier, T&E appelle les législateurs européens à maintenir les objectifs de l'Union en matière de voitures électriques, au moment où la Commission européenne propose au contraire de les affaiblir. Le maintien du cap européen est indispensable pour garantir aux automobilistes une offre suffisante de modèles électriques abordables et de les protéger contre les crises énergétiques à répétition.

De même, le futur règlement européen sur les véhicules d'entreprise, actuellement en discussion, devra être le plus ambitieux possible, notamment sur les cibles d’électrification définies par pays.

Bastien Gebel, responsable décarbonation de l’industrie automobile à T&E France, explique : « Les véhicules électriques protègent les conducteurs contre la flambée des prix du pétrole. Il n'est pas dans l'intérêt de la France ni de l'Europe de ralentir l’électrification, et le gouvernement devrait s'opposer à toute tentative de revenir sur les objectifs de l'UE en matière de voitures électriques. Il devrait soutenir une loi européenne ambitieuse sur les flottes de véhicules, qui aiderait les entreprises à passer aux véhicules électriques et à échapper aux flambées des prix de l'essence. »

Les véhicules électriques ont permis d'économiser des milliards d'euros

Au cours de la dernière décennie, les voitures électriques ont permis à la France d'éviter l'importation de 33 millions de barils de pétrole, soit l'équivalent de 2,5 milliards d'euros de dépenses en pétrole brut, selon l'analyse de T&E. Cependant, la Commission européenne a proposé d'abaisser les objectifs de réduction des émissions de CO2 des véhicules, alors que cette réglementation est un moteur de la transition en Europe.

Le lobby européen des constructeurs automobiles, l'ACEA, souhaite que les objectifs soient revus à la baisse bien au-delà de ce que propose la Commission. Réduire les objectifs de CO₂ pour les voitures comme le réclame l'ACEA entraînerait, au cours de la prochaine décennie, des importations de pétrole supplémentaires de 74 milliards d'euros pour l'UE par rapport à un scénario où ces objectifs seraient maintenus. Il s'agit là d'argent qui quittera l'économie de l'UE au lieu d'y être investi. Le rapporteur du Parlement européen chargé de ce règlement souhaite affaiblir encore davantage ces objectifs.

FIN

Notes :

[1] En prenant pour hypothèse un coût de carburant de 14,4 €/100 km pour une voiture thermique, et un coût de recharge de 5,6 €/100 km pour une voiture électrique.

[2] Les estimations des dépenses mensuelles en carburant des automobilistes sont basées sur les prix moyens de l'essence et du diesel enregistrés au cours de la première semaine d'avril. Depuis lors, les prix de l'essence ont fluctué de 0,05 € par litre au maximum. Les prix moyens du gazole ont connu davantage de fluctuations, mais ils restent supérieurs de 30 % à leur niveau d'avant la crise.