Le plan de relance français teinté d’un vert qui reste pâle

Le plan de relance annoncé hier montre que la France a compris qu’il est urgent d’investir dans une économie décarbonée. Mais l’ONG européenne environnementale Transport & Environment rappelle que ce plan de relance sur deux ans reste insuffisant pour atteindre les objectifs de décarbonation des transports inscrits dans la Stratégie Nationale Bas Carbone. Elle regrette, entre autres, que ce plan ne s’engage pas plus en faveur des voitures et des camionnettes électriques.

Onze milliards d’euros vont être investis par la France dans la décarbonation du secteur du transport d’ici 2022. Le développement du transport ferroviaire, avec un investissement de 4,7 milliards d’euros, est une excellente nouvelle. Il est également encourageant de voir qu’en ville, un sérieux coup de pouce sera donné à la mobilité active et aux transports en commun.

Mais les objectifs d’électrification du transport routier restent insuffisants pour que la France puisse atteindre ses engagements climatiques. Le gouvernement promet 1,9 millions d’euros pour verdir le parc automobile mais les critères d’éligibilité existants sont trop laxistes et permettent l’achat de véhicules polluants comme des SUVs. Si T&E se réjouit qu’une prime soit mise en place pour l’achat de poids lourds électriques ou hydrogènes, l’ONG s’inquiète que la prime à la conversion des camionnettes serve surtout à soutenir l'achat de véhicules diesel.  

Diane Strauss, Directrice du bureau France de Transport & Environment a déclaré “Le transport est la première source d'émissions de CO2 en France. Or, on voit que 90% des véhicules achetés depuis le plan de relance de mai sont des véhicules thermiques, qui vont rester en usage pendant les quinze prochaines années. L’achat de véhicules diesel et essence doit arrêter d’être subventionné.

Le plan propose 7 milliards d’euros d’ici 2030  pour le développement de l’hydrogène, une technologie qui permettrait de décarboner l’industrie, l’aviation et le secteur maritime, mais jouera seulement un rôle marginal pour le transport routier. T&E insiste sur le fait que l’hydrogène produit pour le transport doit provenir d’énergies renouvelables.

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Eoin Bannon
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