Les candidats à la Mairie de Paris Hidalgo, Belliard et Simonnet demandent à Uber d’arrêter de polluer

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Après Londres, Uber est également au centre des débats à Paris. Les candidats à la Mairie de Paris, Anne Hidalgo, David Belliard et Danielle Simonnet ont annoncé leur soutien à la campagne #TrueCostOfUber menée par Respire, Transport & Environment [1] et Sum of Us pour réduire l’impact des VTC comme Uber sur la pollution de l’air. Une pétition qui a déjà recueilli plus de 22 000 signatures est liée à cette campagne.

Paris est l’un des principaux marchés européens d’Uber. Depuis 2016 le nombre de VTC opérant dans la région parisienne a triplé, passant de 10 000 à 30 000 selon des déclarations récentes. Etant donné qu’en France 90% de ces véhicules sont diesel, leur impact sur la qualité de l’air est réel, d’autant plus qu’ils effectuent en moyenne entre 200 et 300 kilomètres par jour.

Pour Olivier Blond, président de Respire, “Les dizaines de milliers de VTC ou de taxis qui roulent en permanence au coeur de Paris constituent une source importante de pollution. Mais des solutions existent. Et tandis qu’UBER va passer à l’électrique à Londres d’ici 2025, il faut qu’ils fassent au moins aussi bien à Paris. C’est la santé des Parisiens qui est en jeu.

Les diesel sont les principaux émetteurs d’oxydes d’azote (NOx) qui ont des effets graves sur la santé, favorisant les problèmes cardiaques et respiratoires. L’enjeu est majeur : près d’un million de Parisien-ne-s respirent un air qui dépasse les normes légales et les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Paris est la première ville française à avoir mis en place une Zone à faible émission, dès 2015. Parce que la pollution de l’air tue, les véhicules diesel seront interdits en 2024 et les véhicules thermiques en 2030. Ce grand défi, nous sommes en train de le relever en lien avec l’ensemble des professionnels, dont évidemment les taxis parisiens mais aussi les VTC qui doivent rouler sans polluer et respecter les règles sociales et économiques de notre pays”, écrit Anne Hidalgo [2].

En parallèle, Danielle Simonnet et David Belliard ont apporté leur soutien à la campagne sur Twitter.

Nabil Berbour, responsable de campagnes chez SumOfUs, ajoute: “Nous saluons l'engagement pris par Anne Hidalgo de réduire la pollution de l’air à Paris due aux VTC et demandons ainsi que les 22 000 signataires de la pétition à tous les autres candidats de prendre publiquement position sur le sujet.

La Mairie de Paris n’a que des compétences limitées concernant les VTC, qui dépendent principalement de la préfecture. Il est donc essentiel de:

  • Assurer un transfert de compétences permettant à la mairie de Paris de limiter le nombre de VTC en circulation et de restreindre, dans la zone à faible émission (ZFE) parisienne, la circulation des VTC aux seuls Crit'air 1 & 2 sauf diesel d’ici à 2024. A partir de 2025, aux seuls VTC zéro-émission.
  • Déployer des infrastructures de recharge rapide dédiées aux VTC et taxis, et dont l'utilisation exclusive leur serait garantie au moins aux heures de forte utilisation par ces services.
  • De manière transitoire, n’autoriser l’accès aux emplacements taxis et aux couloirs de bus qu’aux seuls VTC zéro-émission. Cela permettrait d’encourager la transition des VTC vers des véhicules zéro-émission.

L’écologie et la mobilité zéro-émission sont des enjeux majeurs de la campagne parisienne - et des sujets prioritaires pour les candidats [3] - qui ne pourront devenir réalité que si l’impact des VTC sur la pollution est sous contrôle.

Yoann Le Petit, chargé de nouvelles mobilités pour Transport & Environment, souligne que “L’impact des plateformes de VTC sur la pollution est largement documenté, et il est aujourd’hui clairement négatif. Alors que l’offre de véhicules électriques abordables s’étoffe, les entreprises comme Uber qui veulent continuer à opérer dans les grandes villes européennes, dont Paris, devront rapidement passer à des véhicules zéro-émission dans les cinq prochaines années.

La campagne internationale #TrueCostOfUber demande à Uber de n’utiliser que des véhicules zéro-émission dans les grande villes européennes [4] majeures à partir de 2025.

Les principaux marchés européens d'Uber sont Londres et Paris. À Londres, Transport for London a retiré à Uber sa licence d'exploitation pour une série de défaillances qui mettaient en danger la sécurité des passagers. À Paris, la campagne #TrueCostOfUber a exposé les impacts sur la pollution de leurs opérations.
 

Note aux éditeurs

[1] Transport & Environment est une fédération de 60 ONG européennes dont la mission est de promouvoir un transport durable

[2] Commentaire envoyé par Anne Hidalgo dans un email à Respire Association le 2 mars 2020

[3] Cédric Villani affirme qu’il “sera le premier Maire véritablement écologiste de Paris” ; pour David Belliard,  “la sortie des énergies fossiles est une des clés de la lutte contre le réchauffement climatique” ; Rachida Dati veut “fluidifier la mobilité pour plus d’écologie” ; d’après Agnès Buzyn, il faut “réduire le nombre de voitures qui entrent dans Paris.”

[4] Notamment Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Lisbonne, et Madrid

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